Le Syndicat National des Footballeurs du Cameroun (SYNAFOC) a vivement réagi dans un communiqué officiel publié ce matin, à la suite des propos tenus par le secrétaire général de la FECAFOOT concernant les délais jugés excessifs de la Commission disciplinaire de la CAF dans l’affaire impliquant Samuel Eto’o Fils.

Une sortie médiatique qui ravive les tensions institutionnelles et relance le débat sur la gestion des procédures disciplinaires dans le football camerounais.

Une réaction ferme du SYNAFOC

Dans son communiqué, le SYNAFOC dénonce ce qu’il qualifie d’« incohérence » et de « manque de mémoire » de la Fédération Camerounaise de Football.

Le syndicat rappelle notamment les lenteurs administratives qu’il affirme avoir lui-même subies dans plusieurs dossiers, en particulier celui lié au retrait de son agrément, qu’il présente comme un exemple de traitement bureaucratique prolongé et opaque.

La question des droits de la défense

Le SYNAFOC estime que l’absence de notification claire des décisions disciplinaires constitue une véritable entrave aux droits de la défense.

Selon le syndicat, ces pratiques fragilisent :

  • la transparence des procédures

  • l’équité des traitements disciplinaires

  • la sécurité juridique des acteurs

  • la crédibilité des instances

  • la confiance dans les institutions sportives

Il accuse ainsi la FECAFOOT de pratiquer une bureaucratie à géométrie variable, selon les acteurs et les dossiers concernés.

Un appel à la transparence et à la diligence

Dans son communiqué, le SYNAFOC appelle clairement à :

  • plus de transparence institutionnelle

  • plus de diligence administrative

  • plus de cohérence procédurale

  • le respect des délais raisonnables

  • la garantie des droits de la défense

  • une meilleure gouvernance disciplinaire

Le syndicat plaide pour une réforme des pratiques administratives et disciplinaires au sein des instances du football camerounais.

Une nouvelle tension institutionnelle

Cette prise de position publique du SYNAFOC vient s’ajouter à une série de tensions récurrentes entre les acteurs institutionnels du football camerounais.

Elle met en lumière les défis persistants liés à :

  • la gouvernance sportive

  • la transparence des procédures

  • la gestion des contentieux

  • la crédibilité des instances

  • la confiance des acteurs du football

Conclusion

En dénonçant les lenteurs disciplinaires et certaines pratiques administratives, le SYNAFOC pose un débat de fond sur la gouvernance du football camerounais.

Au-delà du cas précis évoqué, cette sortie met en évidence la nécessité d’une gestion plus transparente, plus rapide et plus équitable des dossiers disciplinaires, afin de renforcer la crédibilité des institutions sportives et la confiance des acteurs du football national.